Le point de vue d'une sociologue signataire de l'appel "votez non"
L'EUROPE NE SERAIT PAS POLITIQUE ?
Dimanche 6 mars, lors d'une conférence nationale de l'UMP, Sarkozy,
Raffarin ont exprimé le sens de leur vote en faveur du traité
Constitutionnel. leur démonstration mérite analyse:
LA DROITE EST LOGIQUE, LE PS EST NE L'EST PAS:
Il y a bien sûr leur adhésion au projet néo-libéral, la mise en coupe
réglée des acquis sociaux séculaires du mouvement ouvrier, le sacrifice des
dépenses publiques, la santé, l'éducation, la mise en concurrence
impitoyable des salariés pour toujours plus de pression, de chômage, le
tout venant de la politique de leur gouvernement. Quand cette pratique
politique sera "légalisée" dans le cadre d'un traité constitutionnel, qui
ne pourra être remis en cause qu'à l'unanimité, la puissance des grêves,
des manifestations comme celle du 10 mars s'en trouvera affaiblie. Donc il
y a une certaine logique à ce que Sarkozy, à ce qu'un premier ministre qui
met en oeuvre cette politique, la défendent par le OUI au traité
constitutionnel.
Mais Raffarin a dit encore autre chose : "Nous pourrons conserver le
pouvoir, parce que grâce à ce référendum la gauche est désunie..." Y
avait-il une autre raison à ce réferendum ? Chirac, cet animal politique
l'a parfaitement compris, il pose les jalons pour un deuxième tour des
présidentielles de 2007 entre droite et droite, le ralliement de la gauche
au moins pire...
S'il y a dans la position de la droite une logique de fond et politicienne,
on peut s'interroger sur la logique de la direction du PS. Ils suivent la
social-démocratie européenne déjà au pouvoir et pratiquant une politique
néo-libérale, en oubliant simplement qu'eux sont dans l'opposition et
risquent d'y rester longtemps... Leur choix du OUI présente le double
inconvénient de renforcer la droite et d'éclairer ce que l'on peut attendre
d'eux en matière d'Europe "sociale", rien de plus que leurs homologues
anglais ou allemands, il y a même le rique que dans le domaine
international ils soient plus atlantistes que Chirac et autant que
Sarkozy...
L'EUROPE NE SERAIT PAS POLITIQUE:
Face à la montée du NON, Raffarin, Sarkozy, hier ont répété cette phrase
étonnante: "l'Europe n'est pas politique, l'Europe c'est notre avenir!".
Et plus extraordinaire, la direction du PS dit la même chose...
la vie politique consiste pour le citoyen à opérer des choix fondamentaux,
qui conditionnent son présent et son avenir et la vie démocratique d'une
nation repose sur cette possibilité de confrontation. La Nation est un
espace politique. Même un certain nombre de gens de droite attachés à la
Nation ont compris le danger d'une telle vision, sans cette confrontation
démocratique, il n'existe plus qu'une monarchie absolue pour fonder
l'appartenance... Donc la victoire du traité constitutionnel serait une
victoire à la pyrrhus parce qu'elle fragilise le consensus démocratique
plus ou moins élaboré dans le cadre national et dont la classe dominante a
bénéficié.
La réalité est qe déjà aujourd'hui l'Europe néo-libérale, représente
l'exclusion des citoyens de la décision: les choix en faveur des grands
intérêts leur sont présentés comme obéissant à des imperatifs techniques
sur lesquels on ne peut revenir: dé-localisation, circulaire Bockenstein,
destruction des retraites et des droits sociaux, etc... Les profits
d'aujourd'hui font les emplois de demain... En violation des faits et de
l'expérience depuis plus de vingt ans de telles recettes... L'abstention
massive, le désintérêt citoyen sanctionne l'absence de choix, de débat. On
peut continuer comme ça, mais c'est y compris un danger d'explosion
sociale, de division y compris sur des bases communautaristes, une partie
de la droite l'a compris...
LE TORPILLAGE D'UNE ALTERNATIVE DE GAUCHE:
Mais là où on peut voir une logique à court terme de la droite avec ses
orientations fondamentales autant qu'avec son maintien au pouvoir, la
direction du PS dérive jusqu'à l'absurde... Les dirigeants du PS, Hollande,
le premier secrétaire en tête, portent une lourde responsabilité dans
l'affaiblissement de la gauche, dans cette division dont ils sont les
maîtres d'oeuvre. Approuver le traité constitutionnel néo-libéral, même au
nom d'une hypothètique "Europe sociale" dont ce traité éloigne la
réalisation, était non seulement un mauvais coup contre tous les salariés
de notre pays, mais aussi contre la possibilité de voir surgir un
gouvernement vraiment à gauche, susceptible de mener une autre politique.
Certains socialistes l'ont compris et le disent haut et fort... Mais il y a
une logique dans un choix politique erroné et le choix du OUI entraîne la
direction du PS de plus en plus loin... La montée du NON y compris dans
son propre parti, le maintien desespéré d'un leadership qui lui échappe à
gauche, la pousse à un plaidoyer inconditionnel en faveur du traité, à ne
plus exprimer la moindre réserve, à accepter cette idée d'une Europe
apolitique.
Avec cette idée que l'Europe ne serait pas "politique", nous sommes là au
coeur du consensus entre une partie de la gauche et la droite avec cette
entente néo-libérale... Traduisons, l'Europe qu'ils veulent nous construire
sera plus que jamais politique,la politique d'une classe sociale, mais elle
excluera le débat citoyen, comme ce consensus contre nature autour du OUI.
Et les Français qui sont politiques mesurent bien les enjeux réels... Ou
l'Europe est politique et elle leur permet d'exprimer leurs choix ou elle
ne l'est pas alors c'est un mauvais coup contre eux...
Pourquoi la direction du PS se range-t-elle sur une telle définition de
l'Europe apolitique au profit du maintien de la droite française au
pouvoir?... ce faisant non seulement la direction du PS nous montre ce que
l'on peut attendre d'une alternance avec elle, rien de bon, mais elle
saborde ses propres chances politiciennes... Il ne lui reste plus qu'à
exclure ceux qui renaclent...
Pourtant la direction du PCf a fait ce qu'elle a pu pour maintenir
l'hypothèse d'une "union de la gauche", jusqu'à se lancer dans un grand
écart que reflète son slogan "Dire NON pour donner une nouvelle chance à
l'Europe", mais plus la direction du PS dérive vers l'unanimité avec la
droite, plus il devient difficile à la direction du PCF de limiter au seul
traité la critique de l'Europe telle qu'elle est, comme d'ailleurs à un
certain nombre de dirigeants et militants socialistes... Le vote de la base
de la CGT contre le traité européen, comme d'ailleurs la montée des
revendications populaires, ont bousculé la donne initiale d'une désunion
temporaire, limité au seul référendum. Au lieu d'en prendre acte, la
direction du PS bascule de plus en plus vers l'unions sacrée avec la
droite, au nom de l'Europe devenue dieu sait pourquoi une caricature de "la
patrie en danger"! La seule chose qui soit actuellement en danger est la
présence d'un candidat de gauche au deuxième tour des présidentielles d'un
point de vue politicien et plus fondamentalement un triomphe sans partage
du néo-libéralisme avec ce traité. La seule chance d'une autre issue est un
NON massif et franc au référendum.
Car dans cette campagne référendaire, quelle qu'en soit l'issue, un espoir
est né... Ceci grâce à la lucidité, au courage, de tous ceux qui venus
d'horizons divers ont refusé le piège d'un avenir supra-national,
anti-social, a-politique... Il y a là non seulement l'espoir d'une victoire
du NON, mais également une amorce de re-composition de la vie politique
française, l'espoir d'une alternative... L'enjeu est de vaincre
l'abstention, la démission du débat politique. Pour cela il faut dépasser
le débat institutionnel autour de telle ou telle disposition du traité et
montrer les enjeux réellement politiques, concrets du vote le 29 mai. Nous
défendons une conception politique, démocratique, sociale de notre
avenir...
Danielle Bleitrach
Retour à Inform@ctions
par
Patrick BRAOUEZEC, député de Seine Saint-Denis (PCF)
Gérard FILOCHE, animateur national de la campagne du NON socialiste
Jacques NIKONOFF, Président d’ATTAC France
Georges SARRE, ancien Ministre, Premier Secrétaire du MRC.__________
Chacun a pu mesurer l’extraordinaire propagande du camp du OUI, que, tout au long de cette campagne, la presse écrite, et a fortiori la presse audio-visuelle, a véhiculée. On aurait pu s’attendre, au soir du 29 mai, face au vote franc, massif, sans appel, du peuple français, à ce que ceux qui se croient autorisés à tirer les ficelles des rédactions écrites et audio-visuelles prennent acte du verdict populaire.
C’était sans compter sur l’extraordinaire arrogance de nos élites médiatiques, à moins qu’on ait assisté au réflexe auto-protecteur d’une élite contestée.
C’est une anecdote, mais elle symbolise superbement le détournement des moyens audiovisuels, notamment publics, qui a été fait tout au long de cette campagne au profit du OUI, et pour tenter de dénaturer la réalité du NON. Elle symbolise, au-delà, le déphasage complet des élites médiatiques avec le peuple français, au point que celles-ci soient sourdes au séisme électoral du 29 mai.
Nous étions tous les quatre attendus, depuis longtemps, sur le plateau de France 2 dimanche soir, entre 23h30 et Minuit et demi, pour réagir aux résultats du scrutin référendaire. Tout à la joie de cette magnifique victoire populaire, nous avons à peine prêté attention à la manière dont nous avons été accueillis, et entassés, debout, dans un corridor. Sur le plateau, les oui-ouistes devisent – en substance : « le peuple n’a rien compris, sans doute faudrait-il en changer ».
Comme nous,Vincent Peillon, Christian Paul, Alain Krivine piétinent bientôt dans ce corridor. Hasard ? Nous avons un point commun, au-delà du fait d’avoir tous été invités : c’est que nous sommes tous des représentants du NON de gauche…
L’heure passe. A la faveur des renouvellements de plateau, nous pensons que, enfin, la chaîne publique va nous laisser entrer, d’autant qu’il ne nous paraîtrait pas illégitime que soient interrogés, aussi, quelques vainqueurs ! Erreur ! Nous constatons que les portent s’ouvrent, en effet, mais pour Dominique Voynet, Jean-François Coppé ou encore Jean-Marc Ayrault, bien connus pour leur engagement en faveur du NON ! Arlette Laguiller et Christine Boutin, elles, peuvent aussi entrer. La question se pose : correspondent-elles mieux que nous à l’image que la chaîne veut alors donner du NON ?
Parmi nous, certains quittent les locaux de France 2, exprimant à Arlette Chabot leur indignation, et ces élus du peuple essuient une fin de non-recevoir vertement formulée par la Directrice de l’Information de la chaîne publique ! Un autre tente jusqu’au bout d’entrer sur le plateau, en vain, avant d’être invité fermement à partir par la même Arlette Chabot, lorsque l’émission se termine. Seul l’un de nous peut finalement entrer en plateau… mais reste encore à pouvoir y prendre parole, ce qui est une autre paire de manches !
« Messieurs les censeurs », (ou Mesdames) vous avez tout fait, pendant cette campagne, pour discréditer le NON. Vous avez donné la parole à des experts « objectifs », c’est-à-dire, presque tous oui-oui-compatibles. Vous avez survalorisé l’expression du NON de Droite. Vous avez, jusqu’au bout, méprisé les élus du peuple, les responsables politiques et associatifs, dont la campagne a pourtant été couronnée par un vote populaire indiscutable.
« Messieurs les censeurs », même le Président de la République a dit qu’il « prenait acte » de la décision souveraine du peuple français, et, notamment, qu’il prendrait des « décisions » pour une « impulsion nouvelle et forte de l’action gouvernementale ». Certes, nous considérons qu’il y a là loin de la coupe aux lèvres, et nous n’attendons pas grand-chose de ceux qui, hier encore, diabolisaient le NON et mentaient sur le OUI. Mais tout au moins le Président n’a-t-il pas nié jusque dans la forme le verdict des urnes.
Et vous ? Prenez vous acte du vote des Français ? Mesurez vous le désaveu infligé à votre manière de traiter l’information ? Vous sentez vous encore autorisés à choisir entre ceux qui, parmi les élus, les responsables politiques et associatifs, méritent vos bons soins, et ceux qui, comme le peuple français, sont à vos yeux des imbéciles que vous pouvez mépriser sans vergogne ?
Patrick BRAOUEZEC, député de Seine Saint-Denis (PCF)
Gérard FILOCHE, animateur national de la campagne du NON socialiste
Jacques NIKONOFF, Président d’ATTAC France
Georges SARRE, ancien Ministre, Premier Secrétaire du MRC
Retour à Inform@ctions
Appel pour la création d'un collectif " la santé un droit pour tous "
Vous le constatez comme nous, les journaux, la radio, la télévision sont envahis de publicité pour des compléments de retraites, privés ou mutualistes. Apres le vote de la réforme Fillon qui devait " sauver la retraite par répartition ", chacun est invité à faire ses comptes et à choisir un complément de retraite qui n'est qu'un autre nom pour des fonds de pension ou une retraite par capitalisation.
Ce qui s'est passé pour les retraites se prépare maintenant pour tout le secteur de la santé : la privatisation croissante des hôpitaux et de la branche Assurance Maladie de la Sécurité Sociale.
La méthode est la même : on part d'un constat présenté comme indiscutable pour en tirer la conclusion qu'il faut "sauver le système de protection sociale " et proposer des solutions qui, en réalité, participent à détruire ce système au profit de quelques entreprises privées. La seule innovation est que cette fois-ci, le gouvernement entend légiférer par ordonnance pour éviter un débat à l'assemblée nationale.
Ainsi en est-il du rapport du "Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie".
Il commence par rendre hommage à notre système de santé qu'il qualifie d' "un de nos biens communs les plus précieux" avant de le déclarer "en situation de grave péril".
Ce péril serait visible dans le célèbre trou financier de la Sécu. Ce trou est analysé comme "structurel", comme la conséquence de l'augmentation des dépenses de santé, elle-même liée à l'augmentation de l'espérance de vie. Ensuite les solutions proposées sont du même ordre que pour les retraites : diminution des prestations du régime obligatoire.
Si un tel plan était appliqué, il se traduirait par l'augmentation de la part des mutuelles et assurances privées au détriment de la sécurité sociale.
Cette " privatisation rampante " irait en renforcer une autre, celle du secteur hospitalier aggravée encore cette année par un budget qui prévoit -en arrondissant- un quart des dépenses d'investissement pour les hôpitaux publics, un autre quart pour les cliniques privées et la moitié restante étant destinée à la privatisation de certains secteurs hospitaliers.
De nombreux arguments ont été mis en avant pour condamner ces "solutions" et les analyses qui tentent de les justifier. Voici un rappel rapide de quelques arguments :
Le chômage de masse est la cause essentielle de la baisse des ressources de la sécurité sociale.
Les exonérations de charges imposées à la S.S. en faveur des " entreprises " ( selon, nous plutôt en faveur de leurs actionnaires) ne sont que partiellement compensées.
La baisse de la part des salaires dans le PIB ( environ 10% du PIB) s'est mécaniquement traduit par une baisse des recettes.
La hausse des dépenses de santé des français est jugée systématiquement négative. En vertu de quel principe ?
La hausse des dépenses n'est pas due aux coûts du secteur hospitalier mais principalement aux médicaments. Pourtant les efforts sur ce point sont dérisoires. Ne pas rembourser un médicament ne fait pas diminuer les dépenses globales de santé.
etc.
Quant à nous, nous voulons insister sur le point suivant :
Les dépenses de santé française représentent 9,5% du PNB. Celles des USA atteignent 14,5%. Pourtant des millions d'habitants des Etats Unis n'ont aucune couverture sociale, l'espérance de vie y est plus faible qu'en France.
Le système de santé des Etats Unis est majoritairement privé. Celui de notre pays reste principalement fondé sur l'hôpital public et une protection sociale solidaire. D'autres pays, tel la Finlande, ont un système beaucoup plus largement public, une médecine quasi gratuite. Les résultats y sont meilleurs qu'aux U.S.A. ou en Grande Bretagne avec une part des dépenses qui ne dépasse pas 7,5% du PIB.
Nous en tirons la conclusion suivante :
Plus le système de santé est privatisé, plus il coûte cher et moins il est efficace.
L'actuel projet se traduirait donc par une dégradation de la qualité des soins et une hausse des dépenses. De plus il provoquerait un accroissement important des inégalités face à la maladie, les assurances privées adaptant leurs contrats en fonction des risques ( age, antécédents, etc.).
Tout cela au nom d'une idéologie, le libéralisme et au seul profit de la sphère financière.
Nous n'acceptons pas ce projet, nous souhaitons tout mettre en œuvre pour le faire échouer. D'autres " solutions " existent et ont été proposées :
Création d'une " grande Sécurité Sociale ", universelle et couvrant la totalité des risques médicaux. Ce service prendrait appui sur l'actuelle S.S. et le réseau des mutuelles et respecterait le financement solidaire de la santé.
Gestion par les représentants élus des assurés sociaux. Il n'y a pas eu d'élections à la Sécurité Sociale depuis plus de 20 ans !
Mise en œuvre d'une vraie économie de la santé reposant sur la prévention avec des objectifs médicaux et non des règles comptables.
ATTAC a pour objectif de lutter contre la mainmise du capital financier sur la société. En ce sens les projets de réforme la concernent pleinement. Mais ATTAC n'est ni un syndicat, ni un parti et ne prétend pas offrir de solution clé en main.
Nous croyons que l'enjeu est suffisamment important, les voix qui s'élèvent suffisamment nombreuses et convergentes pour que nous puissions ensemble faire reculer le gouvernement (et le MEDEF qui se cache derrière lui).
Pour cela nous proposons à toutes les associations, à tous les syndicats, à tous les groupes politiques, à tous les acteurs de la santé ou concernés par la santé, donc finalement à tous les citoyens de notre région de constituer ensemble un Collectif " la santé un droit pour tous ", contre sa marchandisation, pour l'amélioration de sa qualité et l'égalité d'accès.
Un tel collectif, quel que soit son nom pourrait :
Ouvrir une discussion entre ses membres pour préciser critiques et contre-propositions.
Organiser un grand débat public et une information la plus large possible des citoyens.
Décider en commun des moyens à mettre en œuvre pour faire échec aux plans de privatisation de la santé.
Ebaucher des propositions alternatives.
Pour cela :
première réunion :
MERCREDI 31 MARS 2004
20 heures 30
ATHENEE MUNICIPAL
Place Saint-Christoly
BORDEAUX
Vous pouvez nous joindre pour nous faire part de vos accords et propositions ainsi que de vos disponibilités en téléphonant : 05 56 96 37 01 ou 06 79 11 08 35.
Ou par courriel à dberna1@voila.fr
Retour à Inform@ctions
Non aux bombes atomiques : non à la construction du Laser Mégajoule !
La France veut construire au Barp, à 20km de Bordeaux, le "Laser Mégajoule" : cette installation pharaonique, couplée à de puissants ordinateurs, doit permettre à l’armée :
- de simuler les essais nucléaires qui avaient lieu auparavant en Algérie puis dans le Pacifique jusqu’en 1996.
- de mettre au point les "mini-nukes", de nouvelles bombes atomiques destinées à servir réellement et non à "dissuader".
Avec le mégajoule, le France viole délibérément le traité de non-prolifération qu'elle a pourtant signé. Déjà, une première installation a été construite, la LIL (ligne d’intégration laser). Alors, avant qu’il ne soit trop tard :
Non aux bombes atomiques : non à la construction du Laser Mégajoule !
Dans le cadre du "Tour de France pour sortir du nucléaire"
(24 avril - 23 mai 2004)
Dimanche 9 mai 2004
à partir de midi, devant le CEA (20km de Bordeaux
sur l’autoroute de Bayonne, sortie 23 Le Barp)
Pique-nique et rassemblement
devant le Laser Mégajoule
Amenez votre pique-nique
Animations musicales et théâtre avec la Compagnie Brut de Béton
Une fausse justification pour le mégajoule, la recherche :
Avec la LIL (Ligne d'intégration laser) déjà construite, les chercheurs ont déjà au Barp un outil exceptionnel. Qui plus est, un autre laser (le "Pétawatt") va être construit et couplé à la LIL pour mener les recherches. Nul besoin du Mégajoule dont le seule justification est le nucléaire militaire.
Une autre fausse justification pour le mégajoule, l'emploi :
Avec les sommes pharaoniques prévues pour le Mégajoule, il est possible de créer et pérenniser beaucoup plus d'emplois, et avec une véritable utilité sociale : dans les énergies renouvelables, mais aussi dans l'enseignement, la culture, la santé, etc... La LIL et le Pétawatt suffisent à générer les projets de développement économique (la "route des lasers" : installation d'entreprises ou instituts de recherche, etc.) A nouveau, il n'est nul besoin du Mégajoule !
********************************
Premiers signataires : Réseau « Sortir du nucléaire », AIE, Bassin d'Arcachon Ecologie, Confédération paysanne, Parténia, Récidives, Stop-Mégajoule, Tchernoblaye, cinéma Utopia, etc... (Cet appel est proposé à la signature de toute association ou organisation démocratique. Pour signer, envoyer un mail à stephane.lhomme@wanadoo.fr )
Retour à Inform@ctions
Le drapeau original de la paix est celui où au centre au lieu de l'écriture
« pace » il y avait une colombe blanche, comme message universelle de
fraternité.
La colombe blanche est de Pablo Picasso. Dans l'après-guerre, jusqu'à la fin
des années cinquante il a été un symbole qui, ne pouvait pas être hissé
sur un édifice, cela était réprimé par la loi.
Le drapeau a fait son entree en Italie lors de la première marche de la
paix, le 24 septembre 1961. Inspiré du drapeau des pacifistes anglo-saxons
qui en 1958, guidé par le philosophe Bertrand Russel ont marché sur Aldermaston
lors d'une protestation antinucléaire, Aldo Capitini avait fait coudre, à la
hâte, par des amies de Perugia, des lignes colorés à porter
pendant la marche.
Le premier drapeau de la paix actuellement est conservé à Collevalenza, non
loin de Todi, par le Dr. Lanfranco Mencaroni, ami, compagnon de prison et
collaborateur du philosophe pacifiste Aldo Capitini organisateur de la
marc he pour la paix Perugia-Assisi.
Ici une photo, ( voir le site )de Silvana Mencaroni (dame blonde.) et Anna
Capitini qui, à la marche de la paix de Perugia-Assisi. , portent, comme
elles le font depuis toujours, LE DRAPEAU original DE ALDO CAPITINI, UTILISÉ EN MARS ' 61.
Dans l'histoire, (tirée de la bible, ancien testament) du déluge universel,
Dieu place l'arc-en-ciel comme sceau de son alliance avec les hommes et la
nature, promettant qu'il n'y aura jamais plus d' autre déluge universel.
L'arc-en-ciel est devenu ainsi le symbole de la paix entre la terre et le
ciel et, par extension, entre tous les hommes.
Les couleurs de l'arc-en-ciel sont utilisées comme marque de la
"convivialité des différences" pour leur caractéristique physique de rendre
la lumière blanche si "faits tourner" rapidement.
Et la même définition du symbole de la paix attribué au drapeau peut
trouver son explication dans le mot grec syn-ballo qui signifie mettre
ensemble, donc justement comme l'arc-en-ciel qui rassemble tout et tous.
Il faut en outre rappeler que ces cinq couleurs seule,sont présentes
également dans "le drapeau du razze"( Flag of Race ) , de l'association pour
les droits civiques fondés par le leader démocratique, révérend Jesse
Jackson.
Le drapeau de la paix a été différement employé à partir des années '80
dans les marches pour la paix et toutes les manifestations italiennes, et
dans les initiatives de la paix des volontaires italiens pour les pays
étranger ( Sarajevo, en Irak, Kosovo, la République démocratique du Congo).
A partir de septembre 2002 , le drapeau de la paix a été objet de la
campagne la "paix sur tous les balcons" qui a incité des centaines de
milliers de personnes en Italie à mettre un drapeau sur leur balcon pour
dire NON au concept de la guerre préventive et de la guerre en Irak.
Voir aussi http://www.bandieredipace.org/
Source :
http://www.elettrosmog.com/bandieradellapace.htm
Comment se procurer des drapeaux arc-en-ciel en France ?
L'organisation Attac va vendre des drapeaux Pace dans les manifs et
via les groupes locaux (tarif 5 euro). Les groupes qui veulent faire
une commande en gros peuvent s'adresser à Raphaël Pradeau (Attac)
mailto:raphael@attac.org ou au tél. : 01 53 60 92 43
Voir http://www.paxhumana.info/article.php3?id_article=127
Retour à Inform@ctions
Discours final du film "Le Dictateur" de Charlie Chaplin
Schulz
Parle, c'est notre seul espoir.
Le barbier
Espoir... Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est
pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je
voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs,
chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si
nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons
donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous
ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place
et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres
humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous
l’avons oublié.
L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec
la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de
sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en
nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent
dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques.
Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas
assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et
nous manquons d’humanité.
Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de
gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que
violence et tout est perdu.
Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces
inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être
humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les
hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le
monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés,
victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des
innocents.
Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur
qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de
l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité.
Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le
pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et
tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas
périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui
vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute
votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut
penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à
canons et qui vous traite comme du bétail.
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines
avec une machine à la place de la tête et une machine dans le coeur.
Vous n’êtes pas des machines.
Vous n’êtes pas des esclaves.
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le coeur.
Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui
n’est pas fait d’amour.
Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est
dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe
humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple
qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de
créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir
de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une
merveilleuse aventure.
Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut
tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un
monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui
apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur
donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs
merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs
s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du
peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il
faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières
et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la
haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde
de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les
hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie,
unissons-nous tous !
....
Hannah, est-ce que tu m'entends ? Où que tu sois, lève les yeux !
Lève les yeux, Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce !
Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons
dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront
leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux, Hannah !
L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler.
Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir. Lève les
yeux, Hannah ! Lève les yeux !
Extraits du Dictateur de Charlie Chaplin, 1940
http://www.republique-des-lettres.com/c!1/chaplin.shtml07/20/02
Retour à Inform@ctions